Ce samedi 7 juin, sept adhérents ont exploré le Domaine de Combrillac à Prigonrieux, une visite riche en découvertes autour du jardinage résilient et des méthodes de conservation naturelle.
Entre verger adaptatif, potager paillé et vitiforesterie, le domaine mise sur l’innovation pour faire face au changement climatique
Un verger en mutation face au réchauffement climatique
La visite a commencé par le verger, implanté sur une ancienne friche et composé de variétés locales issues du Conservatoire Végétal Régional d’Aquitaine. Mais avec les étés de plus en plus chauds, certaines espèces souffrent : « Depuis deux ou trois ans, les cerisiers ne produisent plus », constatent les propriétaires.
Pour anticiper un climat plus extrême, des essences méditerranéennes (grenadier, yuzu) sont introduites entre les rangs. Autre astuce écologique : des plants de tanaisie et des tisanes de sauge pour lutter contre les ravageurs, sans produits chimiques.
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![]() Devant le rang de tanaisie |
![]() Le verger |
Un potager résilient
Direction ensuite le potager, conçu pour résister à la sécheresse. Pas d’arrosage ici, mais des techniques ingénieuses :
- Buttes et paillage épais avec du foin (abondant sur le domaine).
- Tomates libres, non taillées, grimpant sur des grillages solides.
- Vignes plantées entre les cultures pour apporter de l’ombre en cas de canicule.
Le jardin mise aussi sur des plantes perpétuelles (épinard d’Asie, basilic perpétuel, cardons, topinambours), peu exigeantes et généreuses en production.
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![]() Les perpétuelles |
La vitiforesterie : quand la vigne grimpe aux arbres
L’une des innovations les plus surprenantes du domaine : La vitiforesterie avec des rangs de vignes où chaque pied est accompagné d’un arbre. Le principe :
- Un piquet de châtaignier sert de tuteur provisoire.
- À terme, la vigne s’accrochera à l’arbre, qui lui apportera fraîcheur et protection.
La parcelle compte 35 essences d’arbres non fruitiers et des cépages anciens du Sud-Ouest, testés pour leur résistance future aux climats plus chauds.
![]() La parcelle de viboforesterie |
![]() Un pied de vigne, un arbre |
La lactofermentation : une méthode de conservation écologique
De retour au domaine, nous avons découvert la lactofermentation. Le principe est simple : de l’eau et du sel. Uyen nous a présenté un bel éventail de produits lactofermentés : ail, shiso, pickles, noix vertes lactofermentées puis transformées en pickles…
La lactofermentation est une méthode peu coûteuse en énergie, sans cuisson, et très bonne pour la santé. Saviez-vous qu’il y a plus de vitamine C dans la choucroute que dans le chou cru ?
Les participants ont aussi découvert l’umami, ce goût savoureux propre aux aliments fermentés, et ont apprécié cette technique écologique, idéale pour une alimentation durable.

Une grande variété de produits lactofermentés
En savoir plus sur la lactofermentation
En conclusion
Le Domaine de Combrillac allie agriculture biologique et anticipation climatique, du verger au vignoble en passant par le potager. Les visiteurs sont repartis inspirés par ces méthodes intégrées, où chaque élément – de la production à la conservation – s’inscrit dans une démarche respectueuse de l’environnement. Une belle preuve que l’innovation et la tradition peuvent se marier pour cultiver demain !
Et… nos adhérents sont réactifs, de la théorie à la pratique, on teste chez soi la lactofermentation avec des noix vertes et un beau chou cabu.






