Atelier « Produire ses propres plants »

Samedi 6 avril 2024, l’atelier « Produire ses propres plants » a réuni une dizaine d’adhérents chez André et Marie-Colette et a permis de passer en revue les différents points de vigilance lorsque l’on souhaite produire ses propres plants (voir le dossier complet).

Pourquoi produire ses propres plants ?

Produire ses propres plants demande un peu de temps et d’attention mais offre de nombreux avantages aux jardiniers qui s’y essaient. Cela permet :

  • de diversifier les plantes cultivées notamment des variétés moins courantes ou spécifiques à vos besoins,
  • de mieux contrôler la qualité et la santé des plantes, en évitant les produits chimiques souvent utilisés dans les pépinières commerciales,
  • de mieux contrôler le calendrier de production notamment si vous commencez les semis à l’intérieur avant la période de semis à l’extérieur,
  • de faire des économies, un plant coûte souvent le prix d’un paquet de graines et si vous récoltez vos propres graines, cela ne coûte presque rien.

Les contenants

Le type de contenant à utiliser dépend de la taille finale de la plante cultivée, de la nécessité ou non de repiquer la pante, de l’espace disponible et de votre choix personnel.

Divers contenants pour semis

Divers contenants pour semis

  • Godets en plastique  : ces petits pots sont souvent utilisés pour démarrer les semis à l’intérieur. Ils sont peu coûteux et peuvent être recyclés pour un prochain semis une fois que les plants sont transplantés en pleine terre.
  • Plateaux de semis : ces plateaux ont plusieurs compartiments pour démarrer de nombreux semis en une seule fois. Ils contiennent peu de terre et les plants doivent être le plus souvent repiqués.
  • Godets en tourbe : utilisés comme les godets en plastique, le plant est transplanté en terre avec le godet.
  • Contenants recyclés : boîte à oeufs, des boîtes de conserve ou d’autres récipients recyclés peuvent être utilisés comme pots pour vos plants. Assurez-vous simplement de percer des trous de drainage au fond.

Quel que soit le contenant que vous choisissez, assurez-vous qu’il offre un bon drainage pour éviter que les racines des plantes ne pourrissent.

Quel substrat utiliser ?

Pour réussir les semis, il est important d’utiliser un substrat approprié qui offre un bon drainage, une rétention d’eau adéquate et une structure légère pour permettre aux jeunes racines de se développer :

  • Terreau pour semis : Spécialement formulé pour les semis, le terreau pour semis est léger, finement texturé et stérilisé pour prévenir les maladies. Il offre une bonne aération et un drainage efficace pour favoriser la germination des graines et la croissance des jeunes plants. Cependant, il est assez coûteux notamment si l’on produit de nombreux plants.
  • Mélange de terre de jardin et de terreau : Vous pouvez créer votre propre mélange en combinant de la terre de jardin tamisée avec du terreau pour semis dans un rapport de 1:1. Cela permet d’obtenir un substrat équilibré avec une bonne structure pour les racines. On pourra y ajouter de la vermiculite ou perlite,  ces matériaux légers et poreux sont souvent ajoutés pour améliorer le drainage et la rétention d’eau. La vermiculite retient l’eau et les nutriments, tandis que la perlite améliore le drainage et empêche le compactage du substrat.
    –> Le choix du terreau est également important, choisissez un terreau de qualité avec un pourcentage de matière organique et de matière sèche le plus élevé possible.
Composition du terreau

Étiquette indiquant la composition du terreau

Enfin, assurez-vous de toujours utiliser des substrats propres et stériles pour éviter la propagation de maladies. L’utilisation de charbon de bois broyé aide à maintenir un bon substrat  et à éviter la fonte des semis redouté par tous les jardiniers.

Pour plus d’informations, voir l’article « Quel terreau utiliser pour faire ses semis »

Repiquer en godet

Certains plants (tomates, poivrons, aubergines…) ont besoin d’être repiqués dans un godet plus grand avant d’être transplantés en terre. Pour réussir cette étape et favoriser leur croissance,

  • Préparation du terreau : Remplissez les godets avec un terreau de semis de qualité. Humidifiez légèrement le terreau avant de commencer le repiquage pour faciliter l’installation des plants.
  • Préparation des plants : Avant de repiquer les plants, assurez-vous qu’ils sont suffisamment développés avec plusieurs feuilles vraies. Si les plants sont trop petits, ils pourraient avoir du mal à s’établir dans les godets.
  • Transplantation des plants : Retirez délicatement les plants de leur contenant d’origine en tenant la motte de racines avec précaution. Placez chaque plant dans un trou dans le godet et remplissez doucement avec du terreau autour des racines. Tassez légèrement le terreau pour éliminer les poches d’air.
  • Soins post-repiquage : arrosez-les généreusement pour favoriser l’établissement des racines. Assurez-vous que le terreau est bien humidifié mais pas détrempé puis placez les godets dans un endroit bien éclairé mais à l’abri du soleil direct pendant quelques jours pour permettre aux plants de s’acclimater. Surveillez-les régulièrement et arrosez-les dès que le terreau commence à sécher.
  • Durcissement : Avant de transplanter les plants en pleine terre, assurez-vous de les endurcir en les exposant progressivement à des conditions extérieures pendant une semaine ou deux. Cela les aidera à s’adapter au vent, à la lumière du soleil direct et aux variations de température.

Où faire ses semis ?

Pour obtenir des plants prêts à être plantés aux beaux jours, il faut le plus souvent faire ses semis à l’abri, voire, pour certaines plantes, les semer sur un lit chauffant. Dans l’idéal, disposer d’une serre facilite grandement le travail du jardinier néanmoins, une véranda ou une pièce bien éclairée permet de démarrer précocement ses semis. Cependant, si vous squattez le salon ou la salle à manger familiale, assurez-vous que votre conjoint partage votre goût pour le jardinage !

Certaines plantes ont besoin pour germer d’une température minimum de 20° (tomates, poivrons, aubergines… par exemple). On pourra utiliser un lit chauffant pour semis qu’il est assez facile de fabriquer à  l’aide de matériaux facilement disponibles : câble chauffant que l’on trouve dans les magasins de jardinage ou en ligne, bac en plastique suffisamment grand pour contenir vos godets ou plateaux de semis… (voir l’article « Réaliser un lit chauffant pour les semis)

Visite des serres

A la fin de l’atelier, les participants ont visité les serres de leurs hôtes ce qui a permis de voir semis et plants à différents stades d’évolution, en effet, de nombreux plants attendent d’être prochainement repiqués ou d’être cédés à la Bourse aux plantes.

 

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